Le fameux tube des Jazz Messenger:
Une énorme leçon de nuances et de dynamique, de groove, de blues … L’inspiration des solistes est incroyable. Tous les solos sont géniaux.
La façon dont Lee Morgan (trompette) rentre dans son solo est un cas d’école. Souvent on rentre doucement puis on fait “monter la sauce”. Lui, il place une note fortissimo !
La transition avec Benny Golson (Sax) est … raffinée. super solo.
idem pour le solo de piano de Bobby Timmons (compositeur ou co-compositeur de ce titre). Des block chords tout en nuances.
Ça groooooooooove grave. C’est l’objectif de ce style de jazz: Le Hard bop. Retour aux sources (africaine). rythme lent, lourd, très affirmé. Mélodies bluesy, gospel …
Sur cette version live, on dirait qu’ils groovent comme ils respirent. Art Blakey (drums) semble même parfois s’emmerder, mais sa présence rythmique ne fait pas défaut.
Cette musique préfigure un style funky qui a beaucoup renouvelé le jazz et omniprésent de nos jours. Voir aussi les compositions de Horace Silver (qui fut d’ailleurs le fondateur des jazz messengers avec Art Blakey).
Ce tube Moanin’ a été tellement repris … mais c’est si dur de le jouer si on ne groove pas. Je vous passe les milliers de versions trouvées sur youtube pour ne conserver que cette version originale de Ari Hoenig. Un batteur formidable que j’ai écouté la semaine dernière au festival de Jazz de Montréal. Il jouait avec un de mes pianistes favoris: Tigran Hamasyan non présent sur cette version YouTube :
La batterie n’est elle pas un instrument mélodique ?
PapaMusique